Jean-Marie Londeix saxophoniste
 

Saxophoniste concertiste, professeur et animateur français né dans une famille de musiciens, le 20 septembre 1932, à Arveyres, Gironde, Jean-Marie LONDEIX s’imprègne très tôt de l’héritage pédagogique du piano et du violon. À quatorze ans, il obtient un Premier Prix de saxophone du Conservatoire de Bordeaux. Le père forme avec ses cinq enfants un orchestre qui se produit régulièrement à Libourne et dans sa région. En 1948, commence à travailler avec Marcel MULE.

Enjoint de posséder un métier avant de se consacrer exclusivement à la musique, il entre dans une école d’horlogerie, tout en continuant de suivre les cours au Conservatoire de Bordeaux, puis fait de brillantes études musicales au Conservatoire de Paris, où il obtient les plus hautes récompenses auprès de Marcel MULE, Fernand OUBRADOUS, Claude PASCAL, Simone PETIT, Norbert DUFOURCQ.

Soliste-concertiste, récitaliste ou chef d’ensemble, donne plus de 600 concerts dans le monde et se voit dédier plus de 250 partitions.

Enseignant, 137 saxophonistes étrangers viennent de 15 pays différents étudier avec lui au Conservatoire de Bordeaux (notamment 48 Américains, 22 Canadiens, 13 Espagnols, 10 Japonais, 11 Allemands, 9 Italiens). Il anime de nombreux stages en Europe, Amérique du Nord, Scandinavie, Japon etc.

Jean-Marie LONDEIX est l’auteur de nombreux ouvrages didactiques faisant autorité dans l’enseignement spécifique de l’instrument. Il est initiateur et fondateur de plusieurs organisations, ensembles et associations.

"Exemple de courage, d’espoir et de passion" (Keiji MUNESADA), ses pairs le considèrent "sans contredit comme un des plus grands saxophonistes et professeur du monde. Son influence est énorme dans la communauté internationale de l'instrument" (Gérald DANOVITCH), "un des plus grands musiciens de notre temps" (Edison DENISOV), "dean of French saxophonists who has made the Bordeaux, the world's leading center of saxophone studies ("Washington Post "), "modèle pour le saxophone classique" (Ramon RICKER), "peut-être, après Adolphe SAX et son maître Marcel MULE, le plus conséquent "inventeur" du saxophone classique " (Francesco SALIME), "master of the Modern Saxophone" (James UMBLE), "is no one like you in France or anywhere, for that matter in terms of your contributions to traditional and contemporary saxophone literature and pedagogy" (Frederick HEMKE), "the master of the masters" (Theodore KERKEZOS), "Jean-Marie Londeix mérite la plus profonde admiration pour la qualité de son travail, mais surtout pour ses prises de position ‘modernes’ concernant ce qui touche de près ou de loin au saxophone" (Walter BOUDREAU); "son œuvre immense est reconnue bien au-delà des frontières, tant sur le plan des étonnantes réalisations musicales que sur celui de la formation et de la réflexion fondamentale" (François ROSSÉ ).

2007 Jean-Marie LONDEIX a fait don à la Ville de Bordeaux de ses 8.000 partitions, 2.000 enregistrements de saxophone classique (78t. LP, microsillons, CDs, tapes), de plusieurs milliers de livres relatifs au monde du saxophone, de photos, d’un volume impressionnant d’archives, qui constituent désormais le fonds du CENTRE EUROPEEN DE SAXOPHONE (22, quai Ste Croix - 33100 BORDEAUX ).

1971-1999 Création à Londres des Oraisons pour quatre saxophones successifs et orgue d’Henri SAUGUET; sortie de plusieurs LP avec piano à New York et à Montréal; première des 7 tournées effectuées au Japon; concerts en Allemagne, en Tchécoslovaquie ; récitals en Suède, tournée en soliste dans la région parisienne accompagné de l’Orchestre de l’Ile de France (dir. Pierre DERVAUX). Reconstitue le "Premier Quatuor de saxophones" de Jean-Baptiste SINGELEE, finit par retrouver "Légende" d’André CAPLET.

  • Octobre 1977 : Crée avec les douze meilleurs élèves de sa classe l’Ensemble International de Saxophones (S°SS.AAA.TTT.BBBs), suscitant un répertoire original (généralement à douze voix réelles) d’une étonnante qualité expressive, répertoire original qui s’élèvera finalement à plus d’une centaine de partitions (François ROSSÉ, Walder BOUDREAU, Christian LAUBA, Viktor EKIMOVSKI, Jacques MURGIER, Thierry ALLA, Christophe HAVEL, Bernard CARLOSEMA, Nikolaï KORNDORFF, Robert LEMAY, Serguei PAVLENKO, Ivo MALEC, etc. etc.).
    Est périodiquement élu à la direction du Comité International de Saxophone. Est officier dans l’Ordre des Arts et Lettres.
  • Juillet 1974 : organise le 4ème CONGRES MONDIAL DE SAXOPHONE à Bordeaux, première de ces manifestations à réunir pendant quatre jours six cents professionnels venus du monde entier; Avril 1990 : États Généraux mondiaux du Saxophone à Angers. Participe aux premiers colloques à Trossingen sur l’Enseignement du saxophone en Allemagne.
  • Octobre 1971 : Est nommé professeur de saxophone au Conservatoire de Région de Bordeaux dans le cadre de la nationalisation de l’établissement (dir.: Jacques PERNOO). La Ville (maire, Jacques CHABAN-DELMAS) acceptant l’accueil d’étudiants étrangers au Conservatoire, 137 d’entre-eux seront diplômés dont 51 Premier prix/Médaille d’or.
    Commence à enseigner aux Pays-Bas, en Allemagne, à l’Académie d’Été de Nice puis régulièrement au Canada, en Italie, en Espagne.


  • 1953-1970

  • 1970 : Jack KRIPL, élève stagiaire de sa classe à Dijon, remporte le Concours International de Genève.
    Crée l’Association des Saxophonistes de France (AsSaFra) dont il sera régulièrement réélu président de 1971 à 1991.
  • 1968 : est engagé comme Guest professor de saxophone à l’University of Michigan.
  • Le 2 mai 1968, concert au Carnegie Hall de New York (Concerto de Paul CRESTON), qui donne un élan décisif à sa carrière internationale. Concerts et récitals à Moscou et Leningrad/St Pétersbourg ; nouvelle tournée de récitals en Espagne. S’évertue à créer un répertoire contemporain digne des autres instruments de l’orchestre. Création à Chicago de la Sonate pour saxophone et piano d’Edison DENISOV. Premiers enregistrements à Paris, pour Vendôme puis Pathé-Marconi/EMI International, Golden Crest à New York, Société Nouvelle d’Enregistrements à Montréal.
  • 8 novembre 1959 : premier concert à Paris, salle Gaveau (IBERT). Premiers récitals aux USA (1966). Suivront dix tournées outre-Atlantique.
  • Février 1954 : Premières tournées de récitals en Espagne et au Portugal, en Yougoslavie et en Autriche (1956). Un des premiers instrumentistes à vent à donner des "mono-récitals". Premiers concerts avec orchestre. Premières créations (Paule MAURICE, André AMELLER, Pierre-Max DUBOIS, Jacques MURGIER, Pierre-Philippe BAUZIN, René BERNIER, etc.). Découvre les œuvres avec saxophone de Charles KOECHLIN.
  • 1953 : Nommé après concours, professeur de solfège et de saxophone au CNM de Dijon (dir. André AMELLER / 1953-1971). Fonde avec ses collègues professeurs le Sextuor à vent de Dijon, suscitant des œuvres spécifiques (A. AMELLER, P-M. DUBOIS, H. TOMASI, I. MARKOVITCH, M. EYCHENNE, etc.).

  • 1932-1953 Naissance en Gironde, dans une famille de musiciens. Étudie le piano puis commence l’étude du saxophone à l’âge de 8 ans. En 1946, obtient un Premier prix du Conservatoire de Bordeaux, dans la classe de Pierre FERRY. Commence à étudier l’harmonie avec sa sœur aînée.
    Le père tenant à ce que son fils ait un métier avant de se consacrer à la musique, J-M LONDEIX apprend l’horlogerie dans une école pendant trois ans (1948-1951). Il entre ensuite au Conservatoire de Paris (1951-1953) dans les classes de Marcel MULE (saxophone), Fernand OUBRADOUS (musique de chambre), Simone PETIT (solfège), Claude PASCAL (déchiffrage), Norbert DUFOURCQ (Histoire de la Musique), obtenant en 1953 les plus hautes récompenses dont un Prix d’Honneur attribué pour la première fois à un saxophoniste.

    Biographie